Blog-notes jeudi 27 septembre 2007, 17:53
Dans le prolongement de l'émoi suscité par l'arrivée des plus de 700 nouveaux romans de la rentrée littéraire, nous voici partis pour la course aux prix littéraires dont les premières sélections ont été publiées pour le Goncourt, le Renaudot, le Médicis, le Fémina et l'Interallié.
Certains titres se démarquent déjà, soit qu'ils soient sélectionnés à plusieurs reprises, soit que vous, lecteurs, les ayez plébiscités par le bouche à oreille.
Ainsi, Gilles Leroy est, avec sa biographie romancée de Zelda Fitzgerald, " Alabama Song " (Mercure de France), nominé à quatre reprises.
Même chose pour Eric Fottorino, (Prix des libraires pour son précédent roman "Korsakov"), qui retrace dans " Baisers de cinéma " (Gallimard) la quête d'un homme qui n'a pas connu sa mère. Son père, célèbre chef opérateur, lui a juste confié qu'il était " né d'un baiser de cinéma ". Depuis, il hante les salles d'art et essai, cherchant sa mère parmi les images. Un jour, il est envoûté par une femme mariée, rencontrée dans un cinéma du quartier Latin.
Présenté par les critiques comme l'un des favoris du Goncourt, Olivier Adam surplombe la rentrée littéraire et fait de la vie des classes moyennes un roman : " A l'abri de rien " (Ed. de l'Olivier).
Egalement plébiscité par la critique, Eric Reinhardt se pose dans " Cendrillon " (Stock) la question de savoir ce qu'il serait devenu si un événement déterminant de son passé ne s'était pas produit? Il imagine ainsi ses différentes vies s'il n'avait pas rencontré Margot à 23 ans. Aurait-il tenté une carrière dans la finance? Serait-il devenu un loser prêt à commettre l'irréparable devant les caméras de télé? Ou bien un adepte de la pornographie conjugale sur Internet? Au-delà de ces histoires individuelles savamment croisées, " Cendrillon " est hanté par la présence récurrente de monuments de la littérature ou du cinéma et rythmé par des digressions inattendues. Ce roman foisonnant peut exaspérer par son chaos ambiant mais est néanmoins considéré comme l'un des plus ambitieux (sur le fond et la forme) de cette rentrée littéraire.
Parmi les valeurs sûres, Amélie Nothomb nous replonge avec " Ni d'Eve ni d'Adam " (Albin Michel) dans sa période japonaise, renouant ainsi avec le succès de " Stupeur et tremblement " pour lequel elle avait reçu le Grand prix de l'Académie. Pas de quoi cependant pronostiquer que cette goncourable ne décroche la récompense suprême.
Belge comme Amélie, Grégoire Pollet est l'un de nos écrivains les plus prometteurs. Son troisième roman, " Leurs vies éclatantes " (Gallimard) fait se croiser à Paris, en plein été caniculaire, une vingtaine de personnages, lors d'un mariage et d'un enterrement à l'église Saint-Sulpice. Qu'importe qu'au final il ne récolte rien, sa nomination au Goncourt constitue en tous cas un encouragement à ce jeune auteur de 29 ans que vous plébiscitez.
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| | 02 Septembre 2007, 9:25
L'été s'en va, la Rentrée Littéraire arrive !!! Et bien-sûr, pas de Rentrée Littéraire sans :
Nicolas Sarkozy, qu'on voit décidément partout, même en héros du déjà best-seller " L'aube le soir ou la nuit " de Yasmina Reza (Flammarion) ;
Un livre-polémique : " Le cimetière des poupées " de Mazarine Pingeot (Julliard)(polémique, et people en plus!)
Un nouvel Amélie Nothomb : " Ni d'Eve ni d'Adam " (Albin Michel) ;
Nos premiers coups de cœur : " La fille des Louganis " de Metin Arditi et " Avec vue sur le Royaume " de Jean-Pierre Gattégno (Actes Sud) ;
Nos premières déceptions : XXXXXXXXXXxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx (entrez, on vous en dira plus…)
Et une question : qui seront " Les Bienveillantes " de cette Rentrée Littéraire ?
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